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Mes aventures en Chine, Tome 4 (Deuxième partie)

Par Gabriel :: 29/02/2008 à 23:00 :: Général
Mes aventures en Chine, Tome 4 (Deuxième partie)


Cliquez ici pour lire la première partie.


  • Les sans-abris


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Nul doute que cet homme travaille plus de 10h par jour pour pouvoir conserver son logement.


Avec Guo Yu on était au restaurant en train de manger des nouilles («toujours en train de bouffer ceux-là !» me direz-vous, à juste titre je l'avoue), lorsqu'un sans-abri vêtu de haillons et sans chaussures (je précise qu'il faisait assez froid ce jour-là et temps pluvieux) passe près du restaurant et se met à fouiller la poubelle en face de nous, pour trouver à manger. Ni une ni deux, je commande un troisième repas, je me dis que ça doit faire longtemps que le pauvre homme n'a pas mangé des nouilles chaudes, qui plus est sans avoir l'odeur ni le goût de la poubelle ! Je m'avance donc vers lui, la poche remplie des nouilles que je viens d'acheter, et Guo Yu me suit de près. Mais alors que je lui tends la poche avec le sourire, Guo Yu se met à se marrer ! La grosse gaffe que voilà ! Du coup tout le monde nous regarde ainsi que le sans-abri qui est dorénavant gêné. Bien sûr, le pauvre homme, même s'il est affamé, n'a pas accepté les nouilles. Nous allons donc nous rassoir, c'est l'échec, et je suis en colère. Guo Yu me dit que les sans-abris n'acceptent pas la nourriture qu'on leur donne. Je lui réponds, «Bien sûr ! Si à chaque fois vous vous marrez, il doit penser qu'on a craché dedans ou je ne sais quoi ! Et qu'y a t'il de drôle à donner de la nourriture saine à un clochard ? Cet homme a une dignité ! Il mange tous les jours ce que toi tu jettes et alors qu'il a l'occasion de bien manger tu ne trouves rien d'autres à faire que de te marrer !». Je me calme et nous finissons nos nouilles. Lorsque nous rentrons, j'aperçois le clochard à une autre poubelle. Je demande à Guo Yu de ne pas me suivre et je tend la poche de nouilles à nouveau au clochard, qui refuse à nouveau. Je la pose à côté de lui et m'en vais, lui de continuer à chercher dans la poubelle. J'espérais qu'il aurait pris la poche une fois que personne ne le regardait. Mais quelques heures plus tard, alors qu'il s'était mis à pleuvoir, je repasse près de la poubelle, et qu'est ce que je vois ? La poche de nouilles à l'endroit précis où je l'avais déposée. Avec la pluie les nouilles doivent être bien froides ! Quelle volonté de fer ce pauvre homme !


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Il est très courant de croiser des balayeurs de route ou de trottoirs. Ils gagnent un salaire de misère et pratiquent un métier dangereux, risquant de se faire renverser à chaque instant. Ça ou perdre son logement.


Il est très courant en Chine de croiser des gens qui fouillent dans les poubelles. Il y a deux catégories : ceux qui sont vieux et sans travail mais ont tout de même un logement, et les sans-abris. Les premiers fouillent et récupèrent toutes les bouteilles en plastique qu'ils peuvent pour les revendre, sans doute, à je ne sais qui, en échange d'un maigre salaire. Bien sur lorsqu'ils ont terminé leur fouille, ils laissent tous les déchets qu'ils ont retiré à côté de la poubelle, comme ça c'est bien dégueulasse. Les seconds, les clochards, ne fouillent que dans le but de se nourrir. Inutile de vous dire l'état de ces hommes rongés par la maladie jusqu'au bout des ongles, ils mangent de la bouffe avariée qui côtoie les serviettes usagées de madame, les couches de bébé et les déchets de tout le quartier. De vrais héros d'arriver à extorquer de la nourriture de là-dedans sans vomir.


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Un sans abri vit dans ce petit parc près de notre appartement, lorsque je le croise en partant faire du vélo, j'achète et je lui donne des gâteaux en revenant.


Si ma première tentative d'aider un sans-abri s'est avérée un échec, en revanche j'ai eu d'autres essais réussis. Lorsque je me balade en vélo, j'achète souvent des gâteaux en revenant, ou des snikers, du pain, etc. Il y a un clochard qui vit près de mon immeuble dans un petit coin de nature. La première fois que je l'ai vu, en revenant d'une balade en vélo, il était en train de fouiller une poubelle. Je lui ai tendu un snikers, qu'il a refusé. J'ai donc posé le snikers près de lui et je me suis éclipsé. En regardant de loin, j'ai vu qu'il a pris le snikers. Ca devait faire des lustres qu'il n'avait pas mangé quelque chose de sucré ! La fois d'après je lui ai laissé un paquet de chocos et du nougat. Cette fois il a directement accepté de main à main. C'est tout bête, ça vaut rien ici mais ça doit bien le réchauffer la nuit ! Une autre fois, des petits pains et des sortes de boules de pâte frites délicieuses enrobées de graines de sésame qu'on ne trouve qu'en Chine, encore chaudes. Ça me fait plaisir de pouvoir aider ce pauvre gars, quand je vois l'état de ses mains et de son visage... Apparemment en Chine, ça ne se fait pas d'aider les clochards. Pourquoi ? Je n'en connais pas la raison. Et lorsque je demande à Guo Yu, comme d'habitude c'est le fameux «Ici en Chine on fait comme ça, il n'y a pas de pourquoi.» qu'elle me sort assez souvent quand je ne comprends pas quelque chose. Je commence à vraiment détester cette réponse.


  • J'ai trouvé du travail, ou plutôt le travail m'a trouvé !

J'ai passé pas mal de temps à chercher un boulot correct dans la région, mais ne parlant pas encore bien chinois et ne pouvant pas encore le lire, ce n'est pas évident. Mois après mois, mon compte en banque était régulièrement débité mais jamais provisionné, ce qui commençait à m'inquiéter sérieusement. Mais vers octobre, la chance m'a sourit : Daniel Noizet, responsable informatique du Centre de Gestion Océan (j'y ai travaillé à Saintes pendant un an en 2006), m'a proposé d'essayer de travailler depuis la Chine par Internet, afin de pouvoir améliorer notamment un logiciel sur lequel je travaillais. Cela m'a bien sur plut dès le début, d'autant que le salaire était convenable pour une vie en Chine. Cette aventure a donc commencé début novembre, on a mis en place une communication sécurisée entre mon PC et le serveur du CGO, puis après avoir rapatrié les sources du logiciel j'ai pu m'atteler à ma nouvelle tâche, qui a duré un peu plus de deux mois.


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En plein travail : à gauche fin novembre, à droite mi-janvier. Le seul chauffage ici c'est mon PC.


Du coup je travaillais toute la semaine du lundi au vendredi et 8 heures par jour, j'avais beaucoup moins de temps libre qu'auparavant, par exemple pour écrire le présent tome cela m'a pas mal ralenti. Les sorties en vélo sont devenues des sorties du weekend. Mais je reste très libre sur mon emploi du temps, puisque je travaille chez moi. Le tout est d'essayer de se tenir au mieux l'horaire fixé, et rattraper le retard lorsqu'on en prend. C'est un mode de travail qui me plait beaucoup. L'inconvénient est que je ne sors pas beaucoup et que je ne vois pas grand monde. L'avantage est évident : le salaire touché me libère de la peur d'arriver à court de budget !


Ma première tâche est désormais accomplie et les premiers salaires touchés, j'espère que mon travail sera satisfaisant pour Daniel qui me fait confiance alors que je suis à 10 000 km de là. Merci Daniel d'avoir pu rendre cette coopération possible !


  • Journée à Wu-Ming

Dans la liste de ses relations, Guo Yu dispose d'un ami qui organise des voyages de groupes. Celui-ci lui avait téléphoné pour lui indiquer qu'il pouvait lui faire un prix sur le prochain voyage qui se déroulait à Wu-Ming, une petite ville au nord de Nanning, réputée pour ses belles montagnes, sa grotte gigantesque et son parc d'attractions militaires. Pour 60 yuans, on a donc pu se rendre à Wu-Ming gaiement.


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Des montagnes magnifiques qui me mettaient l'eau à la bouche pendant le trajet.


Commence le parcourt, j'étais content car je pensais qu'on allait visiter quelques montagnes aux alentours. Au lieu de cela, on commence par nous demander 10 yuans à chacun pour «découvrir la culture d'une des 56 minorités ethniques de la Chine». Je pressent déjà que ça ne va pas trop me plaire cette visite...et effectivement, ça ne m'a pas beaucoup plu. Il faut imaginer des gens vêtus de faux costumes traditionnels et exposés comme des animaux dans un zoo. On marche le long d'un parcourt et lorsque l'on arrive à proximité d'un groupe de gens, il se mettent à danser, à jouer de la musique, a prendre des photos près de nous déguisés en hommes des bois, etc. Ça n'a peut-être pas l'air choquant à lire mais à voir je pense que vous comprendriez le malaise. Par contre, les chinois aiment bien ça. Bien entendu, la visite est ponctuée de petites places où l'on vend des objets de mauvaise facture à un prix exorbitant, et même un groupe de gens qui profitent de la croyance populaire envers Bouddha pour vendre des faux gadgets à un prix abusif. Ils sont très forts, ils vous placent les breloques dans les mains et vous demande de payer, et ça ne m'étonnerait pas qu'il y ait des pick-pocket dans la salle qui profitent de la foule amassée en ce lieu étroit. Guo Yu ne s'y est pas laissé prendre heureusement et moi non plus évidement. Pas le choix, les vendeurs ne veulent pas que l'on leur retourne les trucs qu'ils nous mettent dans les mains : je les laisse tomber par terre. Non mais ! Comment ne pas assimiler la religion à une secte avec des gugusses pareils !


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Ah ouais, c'est la méga-classe !


Le parcourt continue, on sort de ce zoo humain et maintenant on va visiter une grotte. Voilà qui me plaira certainement plus que la découverte de la minorité ethnique de la matinée! Enfin j'espérais... Car si la grotte en elle même est magnifique, possède de très beaux stalactites, stalagmites, bassins, fontaines naturelles, etc, les propriétaires des lieux ont cru bon de placer des lumières multicolores un peu partout dans la grotte, ainsi que des animations : des ombres de nains, de farfadets du coin, des bruitages. Ça donne au final une ambiance très particulière, le mélange de l'ancienne grotte de plusieurs millions d'années avec la stupidité humaine de quelques décennies, le tout saupoudré de kitch à cause des lumières. Le pire c'est qu'ils sont allés jusqu'à scier des stalactites et des stalagmites pour pouvoir couler le béton du chemin des visiteurs et pour pouvoir inclure leurs grotesqueries ! Une chose est sure, je ne pense pas que cette magnifique grotte résistera longtemps aux assauts de millions de touristes. Regardez Lascaux par exemple, ils avaient découvert que la respiration des visiteurs innombrables altérait le calcaire des parois, dissolvait les stalactites et détruisait nos chères fresques ancestrales. Ici tout le monde s'en fiche, on trouve même des déchets dans la grotte. La sécurité du site mérite un zéro pointé : les escaliers sont étroits et les marches sont courtes, penchées et glissantes à cause de l'humidité, et ils éteignent la lumière au fur et à mesure du déroulement de la visite. Le problème est lorsqu'on se trouve vers la fin du groupe, on est presque constamment dans le noir. Pas pratique de se retrouver dans ce labyrinthe avec une simple lampe torche et des chinoises qui hurlent à l'aide dans des hauteurs de voix à vous percer les tympans! Une fille a paniqué et a eu des problèmes respiratoires par la suite, aucun secours n'est intervenu, il a fallu la faire sortir nous même de la grotte pour qu'elle puisse enfin reprendre sa respiration. Le chemin passe assez souvent précisément sous de très pointus stalactites, et les chinois crient à l'intérieur de la grotte. J'ai dit que c'était dangereux de crier dans une grotte, on m'a rit au nez et rétorqué que pour l'instant il n'y avait pas eu d'accident (ce dont je doute fortement vu les stalactites écrasés ça et là... mais ce ne serait pas bon pour les affaires de dire qu'il y a des accidents). Bref j'étais plus enchanté de sortir de là que de visiter ! Heureusement personne n'a été blessé. Je ne recommande pas cette visite à ceux qui voudraient la faire, bien que la grotte devait être magnifique autrefois.


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L'entrée de la grotte : c'est plutôt joli, pour un mois de novembre.


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L'intérieur de la grotte : ça se gatte. La photo est floue mais vous ne loupez pas grand chose.


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Admirez en bas à gauche un espèce de nain de Noël subtilement intégré à la grotte.


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Tout le monde hurle dans la grotte avec des pointes menaçantes juste au dessus du crâne.


Arrive midi, on mange dans un restaurant à proximité des lieux, la nourriture y est très bonne, par contre cela se monnaie bien évidement. Ensuite c'est quartier libre jusqu'à 17 heures. Une partie des jeunes sont restés sur place à ne rien faire, l'autre partie a décidé de ne pas se faire chier pendant 5 heures et donc on est allé visité un parc d'attractions à quelques minutes de la grotte. Là je dois admettre que je me suis super bien amusé, le parc est parsemé d'obstacles d'entrainement militaire et fut l'occasion de faire un peu de sport et d'équilibre. Au menu des obstacles à la corde, des passerelles mouvantes, etc, tout ce qu'il faut pour s'amuser si on aime ça ! En plus c'est seulement 10 yuans par personnes. Il y a possibilité de faire des balades dans le parc pour observer de magnifiques montagnes très pointues, et une végétation luxuriante sans herbe qui doit ressembler à peu près à ce qu'était la végétation du Jurassique. Je ne serai pas surpris de voir un dinosaure surgir de là ! Bref cette fois ci je trouve que ça vaut le coup de visiter ! Je recommande ce parc. Par malchance j'ai oublié le nom. Ensuite on est revenu prendre le bus de retour et on a fait enrager les autres qui ont vraiment attendu 5 heures près du restaurant sans rien faire du tout, tout ça pour économiser 10 pauvres yuans (je précise qu'ils peuvent se le permettre pourtant). Tant pis pour eux !


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Les arbres du site étaient peuplés de petits singes rigolos et affamés.


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On a aussi trouvé des ours.


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Une construction typiquement chinoise en haut d'un rocher.


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J'aurai pu faire un bon militaire.


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Les montagnes sont très jolies dans le coin.



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Au retour : un peu de détente bien méritée. Je mange, quoi.


  • Brusque changement de climat entre été et automne


Autant l'été était chaud et humide, avec des pluies violentes tous les 3 ou 4 jours et un ciel presque toujours nuageux, l'arrivée de l'automne a marqué la fin de la mousson dans la province du Guangxi (prononcer «gouang-tchi»). Je rappelle que le Guangxi est la province où je réside. Nanning en est la capitale et Beihai une préfecture. Le changement est très rapide et très radical : en deux ou 3 jours le ciel s'est découvert, arborant un bleu profond et sans nuages. Dès lors, je crois que l'on a eu 2 jours de pluie en 3 mois ! Bref vous l'aurez compris, l'automne dans le Guangxi est sec, très sec même ! Si sec que l'eau est parfois coupée et jaune à la sortie du robinet. Je vous passe les détails pour prendre sa douche avec une telle eau, lorsqu'il y en a ! Cette sécheresse entraine un autre problème : le sol devient très poussiéreux, et le vent est souvent assez fort. Il devient de plus en plus dur d'observer les étoiles la nuit et de voir l'horizon en plein jour, car la poussière est partout dans le ciel. Un autre inconvénient est la pollution des véhicules qui reste dans l'air. Heureusement la température reste aux alentours de 25-30°C durant cette période très sèche. Sachez en tout cas qu'il est assez perturbant pour les yeux de ne pas pouvoir voir très loin de jour comme de nuit à cause de la poussière et de la pollution ! On a l'impression d'évoluer dans un monde flou. Et autre chose de perturbant pour un européen : il n'y a pas de rosée le matin.


  • L'hiver arrive...

Si le changement du climat entre été et automne était très marqué, celui entre automne et hiver l'est encore plus je trouve ! Donc sans résumer, du jour au lendemain, le ciel s'est couvert de gros nuages épais pendant environ 3 semaines, sans pleuvoir. La température a chuté de 25 début décembre à 5°C fin janvier. Puis la pluie est arrivée avec janvier. Et sans mentir on a pas eu une journée sans pluie depuis ! Rien a voir avec la chaude et éphémère pluie d'été, cette pluie-là vous glace jusqu'à l'os car elle est à la limite de geler ! Fait important : dans le Guangxi, les maisons ne sont pas isolées du tout, les fenêtre (quand il y en a) sont du simple vitrage et ne ferment pas très bien car constamment ouvertes, et surtout il n'y a pas de chauffage ! Ce qui fait qu'à l'intérieur de la maison où j'écris présentement, il fait à peine plus chaud qu'à l'extérieur. Obligé de porter des moufles que m'a si gentiment tricoté Guo Yu pour ne pas avoir les doigts trop gelés en utilisant le PC. Faire la vaisselle est devenu une vraie corvée tellement l'eau est froide (le chauffe-eau est réservé au pommeau de la douche de la salle de bain...), et prendre sa douche est un acte de courage car le carrelage est glacé et la température de l'air avoisine les 5 degrés. A noter qu'apparemment cette année est l'hiver le plus terrible qu'ait connu la Chine depuis 50 ans (vous avez sans doute vu les infos, sinon faut s'informer, hein!) et Guo Yu me raconte que l'an dernier à la même date ( 1er février 2007) elle était en bermuda et t-shirt... Dois-je vous préciser que Nanning et Beihai sont situées entre le tropique du Cancer et l'équateur ? La Thaïlande qui est à 500 kilomètres d'ici bénéficie d'un temps estival, c'est à n'y rien comprendre cette température anormalement basse. Mais je ne crois pas qu'il faille chercher très loin la cause de toutes ces intempéries qui ravagent la Chine actuellement... Vous rappelez-vous tout ce que j'ai dit à propos des chinois et leur environnement ? Alors je vois ça comme un genre de punition pour tout les actes irrespectueux de la Terre que la Chine a commis précédemment. C'est très mérité et la suite logique de leurs actes. La Terre est vivante et lorsqu'on lui crache à la gueule elle se venge ! Perturbez les cycles millénaires de la Terre et vous obtiendrez une réponse tout aussi radicale mais rarement bénéfique pour les activités humaines... Et curieusement les pays voisins n'ont pas de températures inhabituelles... En tout cas j'espère que cette «punition» ne durera pas trop longtemps car je me les pèle bien là !


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Exceptionnellement des feuilles sont tombées cet hiver, mais pas toutes.


  • La fin des études de Guo Yu à Nanning


Ce qui devait arriver arriva : Guo Yu a fini ses études à Nanning fin décembre. On avait donc plus grand chose à faire ici, il a fallu déménager à Beihai. Si la manière de déménager en France paraît assez évidente (louer un utilitaire par exemple), ce n'est pas le cas ici. Il n'y a pas de service de déménagement, pas de camion à louer, il faut se débrouiller par soi-même. En général le problème n'est pas très important : beaucoup de chinois laissent une grande partie de leurs affaires lorsqu'ils changent de maison. C'est souvent moins cher de tout racheter que de tout faire transporter par un bus ou un avion ! Mais dans notre cas, je n'avais pas trop envie de tout laisser ici à Nanning. Avec Guo Yu, on s'y est donc pris un peu différemment. Comment envoyer quelque chose ? On utilise un bus qui se charge de transporter les paquets. Bien sur il faut payer (25 yuans par carton) On a procédé en plusieurs fois : on a d'abord envoyé les habits d'été à Beihai où le mère de Guo Yu les a réceptionné, ainsi que certaines choses qui ne servaient pas, puis on a terminé par tous les ustensiles de cuisine, les habits d'hiver et du mobilier, ainsi que mon vélo. Guo Yu a réussi à vendre plein de bouteilles vides, des cartons et des ustensiles de cuisine inutiles à un marchand de détritus (je ne sais pas comment appeler ce marchand autrement que comme ça) et on en a tiré presque 200 yuans, environ 20 euros. Ce fut une bonne idée car ça nous a payé le transport des cartons à Beihai ! Nous sommes donc maintenant dans sa maison à Beihai, en attendant de peut-être trouve un appartement dans les environs, mais à cause de ce que je vais vous annoncer dans le point 2, ce ne sera peut-être pas nécessaire.


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Une tige de délicieuse canne à sucre découpée en rondelles empilées dans une assiette par mes soins. A table !


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C'est Noël !


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Guo Yu, moi et nos colocataires très sympas, juste avant le déménagement. L'appartement est vidé.


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On quitte Qing Xiu Qu Zheng Fu avec un petit pincement au coeur, après des mois passés ici.


  • Voyage à Hong-Kong II


Mon visa de 6 mois se terminait le 27 janvier. Il était donc temps de le renouveler encore une fois ! Mais cette fois-ci, pas question de faire comme la dernière fois. Cette fois-ci j'ai donc proposé à Guo Yu de venir avec moi à Hong-Kong, et bien sur elle a accepté ! Voici donc le petit récit de cette escapade de quelques jours...


La préparation du voyage fut relativement simple pour moi : je disposais encore de ma carte de Hong-Kong du voyage précédent et de mes photos d'identité. J'avais juste à retirer suffisamment d'argent et à emmener quelques habits en quelque sorte !

En ce qui concerne Guo Yu, ce fut bien moins facile... Car la Chine a beau revendiquer que Hong-Kong est une région chinoise maintenant, il est bien moins facile pour un chinois d'y entrer que pour un étranger comme moi ! Ainsi, un chinois a besoin d'obtenir un laisser-passer pour Hong-Kong. Dans la pratique c'est un clone de passeport à la sauce chinoise. L'aspect est identique mais la couverture est bleue. Dans ce carnet, il faut y coller un visa pour Hong-Kong. Ce visa ne peut-être obtenu officieusement que par l'intermédiaire d'une agence de voyage (pot de vin police-agence inside...) même si officiellement tout Chinois peut normalement le demander au poste de police. Donc il a fallu débourser quelques 400 yuans et utiliser une relation de la mère de Guo Yu qui est policière et dont la fille travaille dans une agence de voyage pour pouvoir arriver à obtenir le précieux papelard et un nom d'agence fictif. Bien compliqué tout ça ! Bien évidemment Guo Yu ne souhaite pas voyager par une agence mais veut m'accompagner, c'est très tordu comme système à Beihai (car il est impossible de faire la demande à Nanning, sa carte d'identité étant de Beihai...). En même temps je lui ai conseillé de faire son passeport, car très bientôt elle en aura sans doutes besoin, vous comprendrez pourquoi dans le point 2.


Pourquoi est-ce si difficile d'avoir ce visa pour un Chinois ? Et d'abord, pourquoi ont-ils besoin d'un visa ? Sachez juste que Hong-Kong n'a de chinois que la langue de ses habitants et sa location, autrement c'est une ville assez européenne ! Les médias ne sont pas contrôlés par le gouvernement autant qu'en Chine, il y a de nombreux journaux rédigés par des dissidents de la PRC (People's Republic of China, en fait le Parti communiste unique de la Chine continentale) et c'est la principale raison de la réticence de la Chine continentale de laisser voyager librement ses habitants à Hong-Kong. Ils ne veulent pas que la vérité éclate au grand jour !


Une fois tous les papiers et autorisations possibles et inimaginables qu'il a fallu remplir pour ma pauvre Guo Yu pour un simple séjour à Hong-Kong, on a décidé de prendre un bus pour Shenzhen cette fois-ci, Guangzhou n'était pas une bonne idée avec les intempéries actuelles et le demi million de chinois bloqués dans les gares et stations de bus... De plus la fausse agence de voyage ne pouvait envoyer des faux chefs de groupes de voyage qu'à Shenzhen. Nous somme donc parti le 26 janvier 2008 à 21:00 dans un bus-couchette depuis Beihai. Coût du trajet : 120 yuans par personne. Contrairement à précédemment, le voyage ne fut pas désagréable, cette fois-ci on a pu choisir des places du niveau supérieur des couchettes : personne ne nous a marché dessus. J'ai seulement noté que de la buée avait coulé toute la nuit le long de la vitre sur mes vêtements et que je me suis réveillé gelé. Le trajet fut relativement rapide : environ 9 heures de bus. On est arrivé un peu après 6 heures du matin à la gare de bus de Shenzhen.


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Parés pour le départ à Hong-Kong !


Après un réveil rapide, on cherche un moyen de transport pour se rendre à la gare de train de Shenzhen. Le taxi est ce qui nous est venu à l'esprit en premier. Mais le prix proposé par les chauffeurs (50 yuans !) dépassait le prix psychologique ! Seconde option, le bus. On recherche le bus numéro 28 dans l'immense gare de bus. On le trouve ! Mais coût du trajet : 36 yuans par personne et 40 minutes de trajet. Moins bon que le taxi ! Ils sont loins les 1.20 yuans du bus de Nanning ! Ici à Shenzhen les bus se paient au kilomètre. C'est alors que l'on trouve le sauveur : le métro ! Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt, en plus c'était sous nos yeux. Il est donc possible de prendre le métro depuis la gare de bus. On s'y précipite, et effectivement le métro est bien meilleur que n'importe quoi d'autre ! Compter 30 minutes de trajet et 4 yuans par personne pour se rendre jusqu'à la station de Lo Wu, la dernière station avant de passer à Hong-Kong... Le métro de Shenzhen est flambant neuf, des écrans plats incrustés dans les murs proposent une chaine d'informations propre à Shenzhen et la progression du métro sur le trajet est affichée en temps réel. Fait inhabituel qui m'a interpellé et Guo Yu aussi : tout est si propre ici ! Pas un seul mégot ou papier de bonbon, pas de poches plastiques...


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En route pour Lo-Wu...


On arrive donc à Lo Wu très rapidement, et ça tombe bien car il n'y a pas trop de monde à cette heure-ci (il est 07:30 du matin). Guo Yu a rendez-vous avec les faux chefs de groupe de voyage à 08:00, on les trouve et on attends. Ils font l'appel et on va acheter nos billets. Enfin je devrait dire tickets : Guo Yu n'a pas du préciser «de train» car on s'est retrouvé avec des tickets de métro. A vrai dire ça m'arrange car c'est bien moins cher et tout aussi rapide !


Il faut maintenant passer la frontière. On doit se séparer, je dois suivre le parcourt «Foreigners» et elle doit suivre le parcourt «Mainland China residents». Il y a un 3ème parcourt «Hong-Kong residents». Pour moi c'est très simple : je n'ai qu'à remplir leur paperasse, nom-prénoms-date et lieu de naissance-numéro de passeport-age de ta soeur-et j'en passe. Tamponnage 3 ou 4 fois de mon passeport, et hop ! J'ai droit de rester 90 jours à Hong-Kong. Pour Guo Yu, elle doit suivre le faux groupe de voyage qui présente les laisser-passer de tout un groupe de chinois aux autorités. Elle a droit à un mini interrogatoire avec «Pourquoi vous rendez-vous à Hong-Kong ?» par exemple. Puis, le groupe de voyage se dissous et les chefs de groupes rentrent chez eux puisque devenus inutiles par la suite ( ! ). Ça c'était pour le côté chinois de la frontière, ensuite pour le côté Hong-Kong elle n'a eu qu'à remplir un formulaire et hop ! Tamponnage, emballez c'est pesé. Il ne reste plus qu'à prendre le métro, ensemble cette fois !


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Nous arrivons bientôt à Hong-Kong.


Alors que nous prenons le métro pour la station de Hung-Hom de Kow-Loon (nom chinois pour désigner les New Territories de la région administrative spéciale de Hong-Kong, si vous disposez d'une carte), Guo Yu me dit qu'elle est étonnée que tant de précautions soient prises par le gouvernement chinois pour une simple visite de quelques jours à Hong-Kong ! Elle regarde par la fenêtre et me dit que ça n'a pas l'air si riche que ça, Hong-Kong. En effet pour le moment ça a l'air plutôt pauvre ce que l'on voit. Je lui dis d'attendre... On mange un sandwich juste avant de s'apercevoir que c'est interdit. On arrive, les quelques personnes présentes dans la trame du métro se précipitent vers la sortie. Ça y est ! Nous voilà à Kow-Loon !


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Grosse surprise pour Guo Yu : à Hong-Kong, les magasins sont fermés le dimanche, comme dans nos pays européens. De plus il n'y a presque personne dans les rues. Très différent de la Chine !


Histoire de me rappeler vite fait ou se trouve la compagnie qui me fera un visa, on se rend sur les lieux en suivant la carte, et finalement je n'ai pas oublié. Tout est si propre ici ! Tout a l'air moderne aussi. Les gens respectent les interdictions et le code de la route, les automobilistes aussi. Les buildings sont étincelants, pas un chewing-gum collé par terre. Très impressionnant pour Guo Yu ! Et pour moi aussi, après tout ce temps passé en Chine. A noter qu'à Hong-Kong, contrairement à la Chine, les gens conduisent à gauche comme en Angleterre (Hong-Kong était il n'y a encore pas si longtemps une concession anglaise), donc attention lorsque vous traversez la route, regardez à droite en premier ! OK maintenant il faut trouver un hôtel, car pas de bol, aujourd'hui c'est dimanche et la compagnie des visa n'est pas ouverte. Muni de mon fidèle guide sur la Chine, on se rend en marchant à Tsim Sha Tsui où l'on pourra trouver un hôtel bon marché, qu'ils ont écrit. On passe par l'avenue des stars où de nombreuses personnalités du cinéma Hong-Kongais ont une trace de leurs mains dans le béton, et d'où l'on peut prendre de jolies photos de l'île de Hong-Kong en face (car Kow Loon n'est pas Hong-Kong... mais fait partie de la région administrative spéciale de Hong-Kong. Quand je dis que je vais à Hong-Kong je veux dire la région. Me suivez-vous ?). En arrivant à Tsim Sha Tsui, deux constats. De un, on aurait pu s'y rendre en métro si on n'était pas descendu à Hung Hom, qui fut un arrêt assez inutile lorsqu'on y réfléchit. De deux, j'aperçois le building des «Chunking Mansions» mentionné dans mon guide et notre impression est que ce building est le plus pourrave à des lieues à la ronde. Difficile de faire plus louche !


On arrive dans ce bâtiment austère et l'on se rend au 7ème étage. «Au 7ème étage, l'établissement «The Guest House» sort du lot et est bon marché» que me dit mon guide. On se dirige vers cet hôtel et franchement, ça fait peur ! La chambre est petite, sent mauvais, pas de douche et c'est $200 la nuit (100 yuans = $107 HK dollars en ce moment). Eh bien c'est pas ici que l'on dormira ! Le gars du guide n'a pas du se rendre en personne ici. On va donc voir ailleurs si on y est, et on trouve l'hôtel «The pay-less house» dans le même étage. Cette fois-ci, la chambre est propre, a une télé, une salle de bain, des toilettes propre et seulement $180 la nuit. Pas d'hésitations, je connais les prix des hôtels normaux, c'est du bon marché pour la qualité ! On a donc posé nos affaires ici et payé l'hôtel pour la journée, $200 dont $20 pour la clé qui nous seront rendus plus tard. Mais pas question de passer la journée ici, ce n'est pas tous les jours que l'on est à Hong-Kong et on a rien de prévu pour aujourd'hui, alors autant en profiter !


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L'hôtel « The pay-less house » possède de petites chambres mais au moins elles sont propres.


Nous sortons donc de cet hôtel et dans la rue il y a partout des bijoutiers, des magasins de matériel photo estampillés «Sony» mais qui en fait vendent toutes les marques (attention, à Hong-Kong, n'achetez pas un produit qui n'a pas d'étiquette de prix... vous vous ferez arnaquer), des boutiques de vêtements et autres sacs luxueux... Les voitures sur la route sont toutes ce qu'on qualifierait de «voitures de riches» en France, les Porsches et Ferraris ne sont pas rares ici. Les rues sont très propres et on y trouve des restaurants et bars de tous les pays. Bien évidemment, tout est très tentant ! Si seulement le prix était raisonnable... Car à $60 la bière dans un bar ou $50 le simple plat de riz de base, ça fait réfléchir avant d'acheter ! Heureusement tout n'est pas hors de prix, par exemple au Mac Do du coin on en a eu pour pas moins de $80. C'est toujours plus cher qu'en Chine, mais moins cher qu'en France (on avait commandé 2 menus + frites supplémentaires + 3 cheese burgers supplémentaires). Se repérer à Kow-Loon est très facile, de grandes cartes sont affichées presque à chaque carrefours. Les grands axes sont toujours très simplement accessibles par le biais du métro. Des sorties de métro sont réparties dans tout Hong-Kong. Ce jour-là nous avons aussi visité l'île de Hong-Kong même, après avoir pris le métro pour Admiralty puis Central. Là cela change un petit peu, il est déjà nettement plus difficile de se repérer puisque l'île est de construction plus ancienne, les directions ne sont plus aussi faciles à suivre qu'à Kow-Loon. Par contre, nous avons pu voir de nos propres yeux des choses magnifiques et des buildings parmi les plus hauts du monde comme par exemple l'étrange Bank of China Tower (367 mètres) ou l'imposant Two International Finance Centre (415 mètres) sans oublier le Central Plaza (374 mètres), lui aussi très très haut. Inutile de vous dire que l'on se sent très petit lorsqu'on se trouve à la base de l'un de ces mastodontes ! Pour se déplacer à Hong-Kong, le moyen le plus pratique et le plus économique est le métro. Il y a également des bus à deux étages comme en Angleterre et des tramways un peu partout, mais ils sont assez chers, malheureusement.


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Bienvenue à Londres. Euh à Hong-Kong !


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La très célèbre Avenue des stars



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Moi devant la Bank of China Tower, un des gratte-ciels les plus hauts du monde.



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Des buildings à l'architecture moderne très étrange mais de toute beauté.


S'il y a une chose à ne pas manquer lorsqu'on va à Hong-Kong (la première fois j'avais tout manqué en fait), c'est la visite de nuit. De partout la lumière jaillit, les buildings sont très décorés en fonction des évènements, par exemple là ils étaient décorés pour fêter la nouvelle année chinoise, qui comme tout le monde le sait sera l'année de la Souris. Si vous voulez savoir sous quel signe animal vous seriez en Chine, rendez-vous ici : http://www.chine-nouvelle.com/astrologie/signe-chinois.html et vous pourrez facilement trouver votre signe chinois. Mais revenons à Hong-Kong. Les magasins sont tous ouverts très tard, et une vue magnifique vous attends si vous marchez sur l'Avenue des Stars pendant la nuit. Chaque building tente d'attirer au maximum l'attention. Écrans géants (vraiment géants !), mise en valeur avec des néons, projecteurs qui tournent autour du building.... Ce n'est pas facile à décrire toute cette effervescence qui règne à Hong-Kong la nuit. Retenez simplement que c'est très joli et très vivant !


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Le sommet du Two International Finance Centre s'évanouit dans les nuages, diffusant sa lumière dans le ciel sans étoiles.


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De partout la lumière jaillit et les gens fourmillent durant la nuit à Hong-Kong.


A la fin de la journée, nous étions épuisés tellement nous avions marché et arpenté Hong-Kong en long, en large et en travers. On est donc rentré à l'hôtel prendre un repas et un repos bien mérités ! Notez qu'à Hong-Kong il y a parmi les chaines de télévision gratuites une chaine française : TV5 Monde. Alors j'ai pu regarder pour la première fois le Comte de Monte-Cristo à Hong-Kong, ça ne fait pas de mal d'entendre parler français !


Le lendemain, nous avions prévu deux choses : un, je fais mon nouveau visa, et deux on va à Disneyland Hong-Kong ! Guo Yu voulait tellement y aller et on était si proches que je n'allais pas refuser ! Donc on s'empresse de payer une deuxième journée d'hôtel, et l'on se rend à la compagnie qui s'occupe des visas. Comme la dernière fois, ce fut très facile. $500 et une photo d'identité, et je leur laisse mon passeport. Je leur donne un numéro de téléphone et mon adresse en Chine, et le tour est joué ! Le seul bémol c'est qu'en raison des Jeux Olympiques à Pékin cet été, la Chine ne délivre plus que des visas pour 3 mois tant que ces JO ne seront pas terminés. Donc en avril j'ai droit à un nouveau voyage à Hong-Kong. Tout ne peut pas toujours être parfait ! Mais ce n'est pas le moment de penser à ça, direction Disneyland !



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La ligne de métro personnelle de Disneyland Resort.


Allez à Disneyland Hong-Kong est d'une étonnante simplicité. Il suffit de savoir lire la carte du métro. Depuis Hung Hom, il a donc fallu se rendre à Lai-King, là on change de rame et l'on prend la direction de Sunny Bay. Là encore on change de rame et l'on emprunte le métro personnel de Disneyland. Personnel car les sièges sont en velours bleu et les fenêtre sont en forme de tête de Mickey et les poignées pour les personnes debout aussi ! Coût total du trajet Hung Hom à Disneyland Resort : $39 pour deux personnes. Et seulement 20 minutes ! Chapeau Hong-Kong. On s'empresse d'acheter nos billets d'entrée, un billet est à $295 en ce moment, ce qui est tout à fait raisonnable si l'on convertit en euros (environ 25€ par personne et par journée). On a bien fait de s'y prendre tôt, car même en cette saison c'est la ruée vers Disneyland. On en profite donc pour s'amuser comme des fous tout en se retenant d'acheter à manger, car ces fourbes diffusent partout dans le parc une odeur de pop-corn au caramel ! Très, très dur de résister aux petits encas à $55 et aux mini-bouteilles d'eau à $25. Quand aux serre-têtes Mickey à $80, je trouve que c'est de l'arnaque quand même ! Alors pour résumer rapidement une journée à Disneyland HK : c'est 20% d'attractions, 40% d'attente, 30% de magasins et 10% de lecture du plan du parc. Donc oui, ce n'est pas parfait puisque c'est une gigantesque machine à fric, mais il y a de très bonnes attractions comme par exemple Space Mountain. Je ne sais pas si c'est pareil dans les autres Disneylands mais dans celui-ci il y a pas mal de shows et de danseurs, au plus grand plaisir de Guo Yu. Et à la fin de la journée, il y a le magnifique feu d'artifice au château ! C'est quelque chose à voir tout de même, et Guo Yu et moi pensons que le prix du ticket d'entrée n'est pas du vol.



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Photo prise durant Space Mountain.



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Le château en béton de Disneyland HK ne fait pas le poids avec nos châteaux français.


La fin du feu d'artifice, on n'aurait pas du l'attendre... Cela marque en effet la fin de la journée pour presque tout le monde ! C'est la ruée vers la sortie, et Guo Yu et moi essayons de courir tant bien que mal pour gagner du temps. Chaque mètre gagné représente de nombreuses minutes ! On parvient jusqu'à la machine de ticket de métro, presque trop tard : on se retrouve dans une queue qui devient monstrueuse... Bien sur, notre machine tombe en panne alors que c'était presque notre tour, alors ni une ni deux, on change de file. Les autres préfère rester devant la machine en panne, chacun son truc ! Ah la prochaine fois on se fait pas avoir, on achète les tickets de retour avant d'entrer dans le parc ! On a tout de même pu obtenir nos tickets de métro assez rapidement vu la foule, et nous sommes rentrés à l'hôtel encore une fois épuisés, non sans faire une halte à Mac Donald tellement nous étions affamés et assoiffés toute la journée !


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Des milliers de personnes se précipitent pour acheter leur ticket de métro. C'est la loi de la jungle.


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Ravitaillement au point d'eau.


Le lendemain, nous plions bagages et nous nous rendons à la compagnie des visas. Mon visa est prêt, je paie $500 et il ne nous reste plus qu'à rentrer à Shenzhen, je ne voyais pas trop ce qu'on pouvait faire d'autre aujourd'hui avec nos sacs à dos sur les épaules ! On prend donc le métro de Tsim Sha Tsui vers Lo Wu, là encore il faut passer la frontière. En arrivant à Lo Wu on doit se séparer, Guo Yu a droit à un couloir spécial pour chinois et moi un couloir spécial pour étrangers se rendant en Chine. Mon visa passe merveilleusement bien, et on retamponne mon passeport partout avec une lenteur inégalée de l'officier. Celui là ça m'étonnerait qu'il aime son boulot ! Et comme je le comprend. On me demande, avez vous quelque chose à déclarer ? Oui je suis pressé. Guo Yu et moi nous retrouvons un peu plus tard à la frontière chinoise après environ une heure de formalités.



Lire la dernière partie.

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